Le Barreau tunisien : On touche le fond ?

Une noble profession; un faible barreau; un corps dispersé et hétérogène; un cadre légal régissant le métier fait par des non-professionnels; jalousie; égoïsme; individualisme poussé à l’extrême; nonchalance générale; médiatisation et enfin …des intentions de vote et des élections en vue…tous les ingrédients pour avoir un célèbre plat tunisien "3ejja" mais d’un gout amer…très amer.

L’affaire des avocats de l’émission «el ha9 m3ak» (de cactus production) et de Hannibal tv a connu une autre tournure avec l’intervention rigoureuse de la section de Tunis durant la dernière semaine.

Dans les coulisses (ou plus précisément "treken"), des avocats se sont réjouis de la décision prise à l’encontre des contrevenants. En public, et au micro de certains journalistes, d’autres ont pris une autre position de défense avec leurs confrères.

Qu’on soit clairs et honnêtes: le groupe sanctionné n’a pas la sympathie de la majorité. C’est la réalité "treken".

La vérité des médias: beaucoup d’avocats vont se porter porte-paroles des "sanctionnés" non par principes, mais par rêve d’occuper un peu l’espace médiatique (et peut être avoir un fauteuil dans le salon cactus) ou de régler des comptes avec des autres.

Triste réalité qui a gâché la noblesse de la profession.

Il est certain que tout ceci n’est pas saint. Un barreau faible et un corps en décomposition fait l’affaire des "autres".

Mais un avocat restera toujours un avocat qui remplira toujours la fonction de plaider la défense et porter une robe noire qui en dira beaucoup sur la souffrance l’accompagnant chaque jour dans les coulisses des palais des justices.

Est un vrai idiot qui pense assommer ce métier en assombrissant sa noblesse car la noblesse de l’avocat tient à la noblesse de la loi résidant au fond de son esprit et non dans la robe qu’il porte.

On a l’impression qu’un tordu d’esprit avait cru comprendre la citation «Pour défendre une cause, un avocat met sa robe. Une femme… l’enlève» et a voulu faire avec en commençant par la fin. Eh bien, c’est une analyse méconnaissant la ponctuation car la citation comprenait 2 phrases avec un point au niveau duquel fallait marquer un temps d’arrêt pour reprendre son souffle.

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